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Dossier MAAF PRO : le statut du conjoint

 

De nombreux conjoints participent à la vie quotidienne de l'entreprise. Depuis la loi du 2 août 2005 en faveur des PME, le conjoint, à la condition qu'il exerce une activité régulière dans l'entreprise, a l'obligation de choisir un statut entre conjoint salarié, conjoint associé ou conjoint collaborateur.

Le statut de conjoint collaborateur a été clarifié par le décret d'application n° 2006-966 du 1er août 2006 et permet de se protéger tout en bénéficiant des avantages fiscaux de la Loi Madelin.

  

MAAF, partenaire historique de l'artisanat depuis 60 ans, s'engage auprès des conjoints collaborateurs et crée un site internet dédié aux femmes de l'artisanat   

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Rappel des différents statuts de conjoint

 

CONJOINT COLLABORATEUR

CONJOINT SALARIE

CONJOINT ASSOCIE

Conditions

- il est marié ou pacsé avec le chef d'entreprise


- il exerce une activité régulière dans l'entreprise sans percevoir une rémunération


- il n'exerce pas d'activité en dehors de l'entreprise, à l'exception d'une activité salariée ou non salariée inférieure ou égale à un mi-temps


- il ne doit pas avoir la qualité d'associé


- peuvent opter pour ce statut : le conjoint du commerçant, artisan, agriculteur, professionnel libéral exerçant en entreprise individuelle.
Pour les entreprises en société : l'option pour ce statut n'est possible qu'aux conjoints des chefs de très petites entreprises (TPE). Seul le conjoint du gérant associé unique d'une EURL ou du gérant majoritaire d'une SARL ou d'une SELARL de moins de 20 salariés peut prétendre à ce statut.

Couverture sociale

Voir informations ci-après

Conditions

- il travaille dans le cadre d'un contrat de travail

- il perçoit un salaire au moins égal au SMIC

- il ne s'immisce pas dans la gestion de l'entreprise

Couverture sociale

Il relève du Régime Général en contrepartie de cotisations salariales et patronales

Conditions

Il s'associe à l'entreprise (SNC - SARL - SELARL) via une participation à la constitution du capital social

Couverture sociale

- les prestations sociales dépendent de la forme de la société et de l'engagement du conjoint dans cette société

- le conjoint est affilié au régime général de sécurité sociale lorsqu'il est associé et gérant minoritaire salarié

- le conjoint est affilié au régime des travailleurs indépendants s'il est associé et gérant majoritaire, ou simplement associé en participant

- pleinement à l'activité de l'entreprise le conjoint est ayant-droit de l'autre époux, dans tous les autres cas

Comment obtenir le statut conjoint collaborateur ?

L'option pour ce statut doit être réalisée par le chef d'entreprise auprès du CFE (Centre des Formalités de l'Entreprise) sous forme de déclaration sur papier libre.

La déclaration d'option pour ce statut est mentionnée :

- au registre du commerce et des sociétés pour les commerçants et les sociétés commerciales,
- ou au répertoire des métiers pour les artisans,
- à l'URSSAF pour les professions libérales,
- au greffe du tribunal de commerce pour les sociétés d'exercice libéral.

Cette formalité peut être réalisée soit lors de la création de l'entreprise, soit ultérieurement, mais dans ce cas, elle doit avoir lieu dans les deux mois suivant le début de la participation du conjoint à l'entreprise.

Vos droits professionnels

Le conjoint collaborateur peut accomplir tous les actes administratifs relatifs à l'exploitation de l'entreprise notamment en cas de maladie de l'exploitant (pour les commerçants et artisans) :

- accueil,
- secrétariat, comptabilité,
- commande auprès des fournisseurs,
- signature de devis...

 

Votre couverture sociale


Formation

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, une aide financière peut être accordée en cas d'embauche d'un salarié pour remplacer le conjoint collaborateur absent pour cause de formation.

 
En cas de maladie ou maternité- Vous bénéficiez des prestations d'assurance maladie et maternité du régime des professions indépendantes en qualité d'ayant-droit du chef d'entreprise,

- En cas de maternité, l'épouse conjoint collaborateur bénéficie :

- d'une allocation forfaitaire de repos maternel,

- d'une indemnité de remplacement si elle est remplacée par du personnel salarié dans son travail ou à la maison.

Retraite

- La loi en faveur des PME du 2 août 2005 instaure l'obligation pour le conjoint collaborateur de cotiser aux régimes d'assurance vieillesse et invalidité décès et de retraite complémentaire du chef d'entreprise.

- L'affiliation obligatoire à titre personnel des conjoints collaborateurs au régime d'assurance vieillesse du chef d'entreprise doit avoir été effectuée au plus tard le 1er juillet 2007 pour l'ensemble des conjoints collaborateurs.

En cas de décès du chef d'entrepriseEn cas de décès, le conjoint survivant peut bénéficier, sous certaines conditions, d'un droit de créance successorale de l'actif successoral, s'il justifie avoir participé directement et effectivement à l'activité à titre gratuit pendant au moins 10 ans.
En cas de difficultés de l'entrepriseLe régime obligatoire d'assurance chômage (UNEDIC) protège exclusivement les salariés titulaires d'un contrat de travail qui cotisent contre le risque perte d'un emploi. En tant que conjoint collaborateur, vous n'êtes donc pas indemnisé par les ASSEDIC en cas de chômage.
Déductibilité fiscale des cotisations

- Comme pour l'exploitant, les cotisations obligatoires d'assurance maladie et maternité, d'allocations familiales ainsi que celles versées aux régimes d'assurance retraite - invalidité décès obligatoire sont déductibles dans les mêmes conditions et limites que celles applicables à l'exploitant (régime de base et régime complémentaire obligatoire).

- Le conjoint collaborateur peut au même titre que son conjoint, chef d'entreprise, ouvrir un contrat Madelin à son nom, mais le plafond de déduction des cotisations au titre de la retraite complémentaire facultative, prévoyance et perte d'emploi s'apprécie globalement en prenant en compte l'ensemble des cotisations dues par l'exploitant et son conjoint collaborateur.

L'exonération de la cotisation annuelle pour le contrat d'assurance « Perte de revenus » est conditionnée au respect des deux conditions cumulatives suivantes :
- le montant des indemnités journalières est inférieur ou égal à 50 euros ;
- la garantie rente d'invalidité n'a pas été choisie.
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