Nouveau contrôle technique : les changements depuis le 20 mai 2018

Publié le 21 mai 2018 Partager sur :

Depuis le 20 mai 2018, le contrôle technique des véhicules est renforcé du fait d’une nouvelle directive européenne. Quels sont les changements de ce nouveau contrôle technique ? Décryptage.

Contrôle technique

Le contrôle technique : dans quel but ?

Rendu obligatoire depuis 1992, le contrôle technique a été mis en place par les pouvoirs publics dans le but de renforcer la prévention et la sécurité routière sur le réseau français. Il s’agit de circuler avec un véhicule sans défauts susceptibles de constituer un danger pour les occupants ou les autres usagers. 

Dans le cadre d’une harmonisation européenne du contrôle technique, tous les états membres de la CE doivent appliquer la même réglementation. En France, l’application de la directive n°2014/45/UE rend le contrôle technique plus exigeant depuis le 20 mai 2018.

Les nouveautés du contrôle technique

- Le nombre de points de contrôle passe de 123 à 132.

- On détecte non plus des défauts mais des défaillances. Qui passent de 453 à plus de 600.

- En cas de défaillances constatées,  le contrôle technique devient plus sévère avec trois niveaux de sanctions possibles (contre deux à ce jour) :

-> les défaillance mineures
Ce sont 140 défaillances qui ne nécessitent pas de contre-visite. Le véhicule doit être réparé et il peut rouler.
> les défaillances majeures 
Ce sont 340 défaillances nécessitant la réalisation des réparations et la présentation du véhicule pour une contre-visite dans les deux mois. Le véhicule peut rouler. 
> les défaillances critiques
La nouveauté du contrôle technique intervient principalement ici. En cas de détection de défaillance critique (la liste en compte 129), le véhicule ne peut plus rouler à partir de minuit le jour du contrôle. Il doit être réparé et une contre-visite est à réaliser dans un délai de deux mois.


- Le prix du contrôle technique devrait augmenter de 15 à 20 % et devrait durer 1h (contre 30 à 45 min auparavant).

- Le nombre de contre-visites (coût entre 10 et 20 euros) risque également d’augmenter.

Quelle amende en cas de défaut de contrôle technique valide ?

L’amende devrait rester inchangée, soit 135 euros (minorés à 90 euros en cas de paiement immédiat).

Nos conseils

En contrôlant vous-même certains points, vous pouvez éviter une éventuelle contre-visite :
- Réglage de vos éclairages, remplacement des ampoules défectueuses,
- Contrôle des phares, stops, clignotants et feux de détresse,
- Vérification des rétroviseurs, essuie-glaces, lave-glaces,
- Remplacement d'un pare-brise fêlé sur 30 cm,
- Contrôle de l'état de vos pneumatiques à l'aide du témoin d'usure.

 

Source :  Association Prévention Routière 
En savoir plus sur la Directive européenne n° 2014/45/UE

Quand effectuer le contrôle technique ?

Pratique