Les dangers liés à la vitesse au volant

Publié le 19 décembre 2016 Partager sur :

Le jeu, dangereux, de la vitesse n’en vaut pas la chandelle. Pour être à l’heure à un rendez-vous, partir plus tôt est préférable à conduire plus vite, et prendre des risques de ne pas arriver du tout. 

vitesse au volant

Conséquences d’une vitesse excessive au volant

La vitesse modifie considérablement les capacités d'un conducteur à maîtriser son véhicule en toutes circonstances :

  • Le champ visuel, par exemple, se rétrécit à mesure qu’elle augmente. A 40 km/h il est de 100°, à 130 km/h seulement de 30°. Or, 90 % des informations nécessaires à la conduite sont des informations visuelles. 
  • La vitesse multiplie également le nombre d’informations (panneaux de signalisation, présence d’autres véhicules sur la route, …) transmises en même temps au cerveau, qui éprouve dès lors des difficultés à toutes les percevoir et à les analyser correctement. 
  • À grande vitesse, le véhicule devient moins maniable et les pneus perdent en adhérence. 
  • Enfin, le surcroît d’attention et de stress requis pour conduire vite se traduit, sur un long trajet, par une fatigue supplémentaire du conducteur, diminuant encore ses réflexes.

Les risques d’accidents sont bien plus élevés

En conduisant vite, on a beaucoup à perdre. En effet :

  • La vitesse est à la fois un déclencheur de l’accident, mais aussi un facteur aggravant. Elle réduit les possibilités de réagir en cas de danger et de manœuvrer à temps. 
  • Plus la vitesse est élevée, plus le choc est violent en cas d’accident, et plus les conséquences sont dramatiques. 
  • Le nombre de mètres parcourus s’accroît et la distance d’arrêt augmente considérablement avec la vitesse, et ce, de façon non linéaire. Ainsi donc, cette distance est de 28 m à 50 km/h, passe à 80 m à 90 km/h, et atteint 150 mètres, soit presque cinq fois plus, à 130 km/h ! Encore faut-il que le sol soit sec, les freins en parfait état de marche, et l’automobiliste en parfait état de conduire…

De nombreux facteurs aggravants

Si la vitesse constitue à elle seule un risque majeur, elle fait très mauvais ménage avec des freins mal entretenus ou des pneus sous gonflés

Il en est de même avec des infractions au Code de la route telles que la conduite sous l’emprise d’alcool,  de stupéfiants, de médicaments, ou téléphone en main, tous synonymes de baisse de la vigilance. 

Des conditions climatiques difficiles et l’environnement de conduite ajoutent également aux risques de la vitesse. En ville par exemple, il faut redoubler de prudence. En cas de collision avec une voiture, les chances de survie du piéton sont de 85 % lors d’un choc à 30 km/h, et de seulement 15 % à 60 km/h.