Prêt immobilier : négociez votre taux d’intérêt et votre assurance emprunteur !

Publié le 22 janvier 2018 Partager sur :

Résidences principales, projets locatifs...autant d’investissements financés, en partie, par des prêts immobiliers. Des investissements qui posent invariablement la question du coût de l'emprunt, et plus particulièrement du taux d’intérêt et de l’assurance emprunteur. 

Négocier  assurance emprunteur

Des taux de crédit immobilier encore très bas : et si vous renégociiez ? 

Même si l'année 2017 a été marquée par une légère remontée des taux, sur les 20 dernières années, le coût des prêts immobiliers a fortement diminué. Ainsi, en janvier 2018, il était possible d'obtenir un taux autour de 1,4 % sur 15 ans, 1,60 % sur 20 ans et 1,85% sur 25 ans. Les emprunteurs les plus « solides » peuvent même espérer décrocher un crédit proche de… 1 % !

Conséquence de cette baisse des taux : la capacité d’emprunt des ménages n'a cessé, quant à elle, de grimper. Par exemple, en 2000, en négociant un taux à 5%, pour une mensualité de 1 000 € sur 25 ans, il était possible d’emprunter environ 140 000 €. En 2018, avec un taux de 1,85 %, le prêt consenti peut atteindre 223 000 €.

Mais la baisse des taux ne fait pas seulement le bonheur des acquéreurs. Les ménages disposant d’un prêt immobilier en cours peuvent également en profiter : 
-    en renégociant leur taux avec leur banque ; 
-    ou, si cette négociation échoue, en faisant racheter leur emprunt par un prêteur plus compétitif.

Attention ! Même si le rachat de prêt immobilier par un autre établissement peut se révéler à première vue intéressant, il engendre un certain nombre de frais (pénalités pour remboursement anticipé du crédit en cours, frais de dossier et de garantie). Dans ces conditions, le rachat de crédit n’est, le plus souvent, réellement avantageux que lorsque l’écart entre le nouveau et l'ancien taux est significatif (au moins 1 point) et que la durée restant à courir est encore importante.

L’assurance emprunteur, levier d’optimisation de votre prêt immobilier

Nombre d’emprunteurs se focalisent sur la négociation du taux de leur prêt immobilier et négligent leur assurance emprunteur. Pourtant, cette assurance offre également un redoutable levier d’optimisation. En effet, dans la mesure où les taux des prêts immobiliers ont considérablement baissé, le coût de l’assurance pèse de plus en plus dans le coût global du prêt.

C’est pourquoi, avant de souscrire l’assurance de groupe proposée par sa banque, il est conseillé de la comparer avec le contrat individuel d’un autre assureur. L’économie réalisée peut être importante. Prenons l’exemple d’un couple non-fumeur âgé de 37 ans tous les deux qui emprunte 170 000 € à 2 % sur 20 ans. Le coût de l'assurance emprunteur est en moyenne de 11 500 € par personne (soit 23 000 € pour ce couple) en souscrivant le contrat groupe de la banque contre 7 100 € par personne  (soit 14 200 € pour ce couple) chez MAAF. En faisant appel à la délégation d’assurance, le contrat MAAF leur permet de réaliser une économie potentielle de 8 800 € sur toute la durée de leur crédit*. Une économie qui doit inciter fortement à se pencher sur la question ! 

Le saviez-vous ? Chacun peut changer d’assurance emprunteur !

Vous pouvez choisir ou changer votre assurance emprunteur : 
-    lors de la souscription du prêt ou du nouveau prêt en cas de rachat de votre crédit par une autre banque ; 
-    durant les 12 mois suivant la signature de l’offre de prêt (sans frais ni pénalités) ; 
-    et au-delà, chaque année, à la date anniversaire de votre contrat d’assurance emprunteur (sans frais ni pénalités).

En effet, pour les offres de prêt immobilier émises à compter du 26 juillet 2014, la loi dite « Hamon » vous permet de changer d’assurance emprunteur, sans frais ni pénalités, pendant les 12 mois qui suivent la signature de l’offre de prêt.

Le droit annuel de résiliation

Pour faciliter la mise en concurrence et la liberté de choix, les pouvoirs publics ont instauré, par la loi du 21 février 2017, appelée loi Bourquin, un droit annuel de résiliation. Ce droit est applicable à l’ensemble des contrats d’assurance emprunteur, quelle que soit leur date de souscription.

Pour pouvoir mettre en œuvre ce changement d’assurance, il faut toutefois que le nouveau contrat choisi par l’emprunteur présente un niveau de garanties équivalent à celui du contrat proposé par la banque. Si cette condition n’est pas remplie, la banque est en droit de refuser la délégation d’assurance.

 A savoir : Pour être sûr de ne pas essuyer un refus de la part de l’établissement bancaire, il est fortement recommandé de fournir à l’assureur choisi la fiche personnalisée d’information accompagnant l’offre de prêt. Cette fiche contient la liste précise des critères exigés par la banque (garanties décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité et incapacité…).

Concrètement, pour résilier et changer d’assurance, l’emprunteur doit notifier, par lettre recommandée avec avis de réception, à la banque la demande de résiliation et de substitution d’assurance au moins 2 mois avant la date anniversaire du contrat (date de souscription de l’assurance). À réception, la banque dispose de 10 jours pour l’informer de sa décision d’acceptation ou de refus. Et en cas d’acceptation, la substitution du contrat d’assurance prend effet 10 jours après la réception par l’assureur de la décision de l’établissement bancaire.

Le contrat d’Assurance Crédit MAAF présente tous les critères de garanties que peuvent exiger les établissements bancaires.

 

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