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Arrêt du tabac : c’est décidé, je m’y mets !

Publié le 08 novembre 2016 Partager sur :

Plusieurs tentatives sont parfois nécessaires pour arrêter le tabac. Quelques méthodes pour vous aider à vaincre cette addiction…

arrêt du tabac

Des bienfaits à court terme

Chaque année, 73 000 français* meurent des conséquences du tabac. La cigarette est à l’origine d’un cancer sur trois. Sans parler des maladies respiratoires, des risques accrus d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’artérite ou d’anévrisme. Mais il n’est jamais trop tard pour arrêter le tabac : les effets bénéfiques sont immédiats. En quelques jours, le goût et l'odorat s'améliorent. Puis, toux et essoufflement diminuent. Au bout d’un an, le risque d’infarctus est divisé par 2 et après 5 ans, le risque de cancer du poumon a diminué de moitié.

Trois types de dépendance au tabac

Pourquoi l’arrêt du tabac est-il si difficile ? Parce que la dépendance au tabac s’installe très vite, dès les premières cigarettes. Elle peut prendre trois formes différentes, qui, généralement, coexistent : 

  • dépendance comportementale, quand certaines situations déclenchent l’envie de fumer ; 
  • dépendance psychique, quand la cigarette devient un moyen de gérer ses émotions, de se concentrer ou de se stimuler ;
  • dépendance physique, lorsque la baisse brutale de nicotine dans l’organisme engendre un syndrome de manque. 

Le fumeur peut évaluer son niveau de dépendance grâce à 2 tests : test de Horn pour identifier les facteurs qui le poussent à fumer ; test de Fagerström pour évaluer sa dépendance physique.

J’en ai assez du tabac !

L’arrêt du tabac nécessite une vraie motivation personnelle. En général, on est prêt lorsque les inconvénients (manque de souffle, nuisance pour l’entourage, coût) deviennent plus importants que les avantages qu’il procure : plaisir, stimulation, concentration. Si certaines considérations (peur de prendre du poids, d’être fatigué ou irritable) constituent des freins trop importants, une aide extérieure est nécessaire.

Arrêt du tabac : les différentes solutions 

Il existe 400 consultations de tabacologie en France (hôpital ou cabinets en ville). Pour combattre le manque, le médecin prescrit des substituts nicotiniques, sous forme de gommes, timbres, pastilles ou inhalateurs. Dans certains cas, il peut avoir recours à des psychotropes. Parallèlement, les méthodes comportementales et cognitives aideront le fumeur à préparer le sevrage et à rompre durablement avec la cigarette. D’autres méthodes comme l’homéopathie, l’acupuncture ou l’hypnose peuvent avoir une certaine efficacité pour faire passer l’envie de fumer. Mais dans tous les cas, il faut d’abord une vraie envie d’arrêter de fumer !
Ne pas fumer pendant un mois, c’est multiplier par 5 ses chances d’arrêter

Les pouvoirs publics ont fait de la lutte contre le tabagisme une priorité avec la mise en place d’un "Programme national de réduction du tabagisme". En partenariat avec l’Assurance maladie, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, a lancé en novembre 2016 l’opération « Moi(s) sans tabac ». Cette opération consiste à proposer à tous les fumeurs d’arrêter le tabac ensemble, pendant un mois. En effet, après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et le fumeur a cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement.
* source ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie)

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