Automédication : la bonne conduite

Publié le 27 février 2018 Partager sur :

Mal de tête, trouble de la digestion, rhume, toux… Pour traiter ces petits désagréments de santé courants, on est souvent tenté de faire l’impasse sur la visite au médecin. En fouillant dans son placard à pharmacie, on trouvera bien un médicament… Attention toutefois à ne pas prendre de risque.

automédication

Prendre un médicament en automédication, sans ordonnance (antalgique, sirop, etc.), en respectant les conditions d’utilisation indiquées sur la notice et avec le conseil éventuel de son pharmacien, peut permettre de traiter efficacement des symptômes courants.
Il faut toutefois distinguer des degrés en matière d’automédication. Utiliser des restes de médicaments prescrits antérieurement sur ordonnance, pour guérir ce que l’on suppose être le même symptôme, est une pratique à risque. Il est d’ailleurs déconseillé de conserver des médicaments prescrits.

Une « automédication responsable » pour des symptômes bénins 

« L’automédication s’adresse à la « bobologie », c’est une pratique courante qui rend des services lorsqu’elle est pratiquée de façon sécurisée insiste Frédérick Cosnard, directeur médical de Santéclair. Elle est souvent utilisée pour traiter un mal de tête, de dent, au ventre, une douleur articulaire ou musculaire. Pour des personnes coutumières de ces maux, et qui ont préalablement éliminé toute cause grave grâce à un avis médical, un  antidouleur suffit. 

L’automédication peut également être utilisée pour les petits maux de constipation, les troubles digestifs ou respiratoires, le rhume, la toux ou le nez qui coule, conséquence d’une allergie ou d’un coup de froid. Si les symptômes persistent, une consultation médicale est nécessaire. 

L’automédication s’applique aussi à la petite coupure, brûlure ou contusion, qui ne nécessite pas une réponse médicale. » 

Risques et contre-indications de l’automédication

Reste que prendre un médicament, prescrit ou en automédication  n’est pas un acte anodin.

L’automédication est contre-indiquée chez le jeune enfant, et chez la femme enceinte.

Chez les personnes qui suivent déjà un traitement médicamenteux, elle est déconseillée, notamment en raison des associations à risque.

« Dans des pathologies comme l’angine ou la sinusite, si certains médicaments peuvent atténuer des symptômes, d’autres peuvent avoir un effet négatif : les anti-inflammatoires (comme l'ibuprofène), utilisés pour diminuer les douleurs, peuvent aggraver l’infection. On préférera alors le paracétamol à condition de respecter la dose journalière et sur une courte durée. »

Le site d’aide à l’automédication pour une automédication sécurisée

Pour vous accompagner et vous aider à faire le bon choix parmi les médicaments délivrés sans ordonnance, MAAF met à la disposition de ses assurés un site dédié à l’automédication (1), accessible via les identifiants de l’espace client sur maaf.fr

Ce site permet à chacun, en fonction de son sexe, de son âge et de son poids, d’accéder à un comparatif de près de 2 000 médicaments notés en fonction de critères d’efficacité et de tolérance, avec une indication du prix de vente moyen en pharmacie. 

Soyez vigilant, si vous vous procurez des médicaments sans ordonnance sur Internet : seuls les pharmaciens titulaires d'une officine sont autorisés à ouvrir une pharmacie en ligne et doivent recevoir au préalable l'accord de l’Agence régionale de santé. Une liste des sites autorisés est tenue à jour par l’Ordre des pharmaciens .


(1) Site d’information de Santéclair (RCS N°428 704 977), partenaire de MAAF, accessible aux clients MAAF. Ce site d’information peut évoluer à tout moment.

Les informations susvisées vous sont présentées à titre purement indicatif et ne remplacent en aucun cas la consultation d’un professionnel. 

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