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Prothèse auditive, pour ne pas se couper des autres

Publié le 24 mars 2017 Partager sur :

En France, 2 millions de personnes sont appareillées, alors que 3 millions devraient l’être(1). Trop chères et souvent vécues comme un signe de vieillissement, les prothèses auditives changent pourtant la vie.

prothèse auditive

Pourquoi les Français sont-ils si peu nombreux à s’équiper de prothèses auditives ?

« Il existe tout d’abord un réel déficit de dépistage, par manque d’information », témoigne Luis Godinho, président de l’UNSAF, syndicat national des audioprothésistes. Un Français sur deux(2) n’a jamais fait de test auditif. Il faudrait, comme c’est le cas pour les troubles de la vue, s’en préoccuper davantage. Si certains évoquent la question de l’esthétique, la cause principale du sous-équipement demeure le coût élevé des prothèses et le faible remboursement par l’assurance maladie.

À partir de quel âge recourir à une prothèse auditive ?

6 millions de Français sont malentendants. Si les plus de 50 ans sont les plus fréquemment touchés, les jeunes ne sont pas épargnés : 1 sur 5 souffrirait d’une perte auditive(3). « Dès que vous ressentez une baisse auditive (parler plus fort, augmenter le son de la télévision, faire répéter son interlocuteur), il faut consulter. » En effet, le cerveau perd l’habitude de percevoir certaines fréquences que l’oreille ne lui transmet plus. Au fil du temps, la capacité de compréhension du cerveau se dégrade, de façon partiellement irréversible. « Plus on s’équipe tôt, plus l’adaptation à l’appareillage sera facilitée », ajoute Luis Godinho. 
Quel spécialiste consulter ?
« Dès les premiers signes de perte d’audition, parlez-en avec votre médecin traitant qui vous orientera vers un médecin oto-rhino-laryngologiste (ORL). C’est lui qui, après un bilan auditif et s’il juge le port de prothèses nécessaire, vous conseillera de consulter un audioprothésiste. » Pour être prises en charge par l’assurance maladie, les prothèses auditives doivent être prescrites par un médecin. L’audioprothésiste ne peut appareiller sans cette prescription et est tenu de réaliser un devis gratuit sur lequel doivent figurer le coût des prothèses mais aussi celui des prestations d’adaptation et de suivi. C’est l’audioprothésiste qui oriente le patient vers le type d’appareil le plus adapté et effectue les réglages nécessaires.

Pourquoi les prothèses sont-elles si chères ?

« Il faut compter en moyenne 1500 euros TTC pour une prothèse dont la durée de vie est d’environ 5 ans, avance Luis Godinho. Un prix généralement à multiplier par deux puisque 70% des personnes ont besoin d’être équipées des deux oreilles simultanément pour garder un équilibre auditif. » Ces prix s’expliquent par le temps passé avec chaque patient et par la sophistication des technologies utilisées, notamment numériques. Ils comprennent les prestations (suivi, entretien, adaptation des prothèses) assurées par l’audioprothésiste pendant toute la durée de vie des appareils. 

Y a-t-il des différences de qualité entre les prothèses ?

Chaque marque propose plusieurs gammes de prix, qui varient en fonction de la discrétion, de la miniaturisation et de la performance des circuits électroniques et des canaux de transmission. Plus la gamme est élevée, plus il y a de canaux de transmission, meilleure est l’analyse du son. Des options (comme le Bluetooth) sont également disponibles. « Les progrès technologiques ont conduit à un accroissement des performances. Aujourd’hui, toutes les aides sont numériques, le son est plus net, moins métallique et les réglages peuvent être affinés plus facilement. »

Quelle est la prise en charge par l’assurance maladie ?

Le remboursement des prothèses auditives est pris en charge par l'assurance maladie, sur prescription médicale, et si les prothèses appartiennent à une catégorie inscrite sur la liste des produits et prestations (LPP). Elles sont remboursées à 60 % sur la base de tarifs officiels, variables selon l’âge et le handicap. En comptant la prise en charge des complémentaires, le reste à charge pour un adulte s’élève à environ 1000 euros/oreille en moyenne. Pour les moins de 20 ans, les prothèses auditives sont remboursées à 60 %, sur la base d'un tarif allant de 900 euros à 1400 euros, selon la classe de l'appareil prescrit.

Comment choisir au mieux son appareil ?

L’audioprothésiste est là pour vous guider dans votre choix. « Il proposera le type d’appareil le mieux adapté au degré de surdité, aux attentes et au mode de vie de la personne. Confort et maniabilité doivent aussi entrer en ligne de compte, détaille Luis Godinho. Une période d’essai permet de vérifier que l’appareil proposé convient et de réaliser les réglages nécessaires. »

Entend-on comme avant ?

« Non. Malgré toutes les avancées technologiques, une aide auditive ne restituera jamais l’audition originelle. Elle n’a pas pour but d’effacer le problème mais de l’estomper fortement, afin de rendre la parole intelligible. Elle n’agit pas sur le système auditif mais sur l’amplification des sons. »

Trois types d’appareils auditifs

Les contours d’oreilles classiques (les plus utilisés actuellement) se placent derrière le pavillon. Un petit tube relie le contour à l’embout qui se loge dans le creux de l’oreille et transmet le son dans le conduit. Recommandés pour tous les types de surdité et adaptés aux personnes ayant des difficultés de manipulation et au mode de vie calme.
Les « open fit » (mini-contours) apportent confort et discrétion et n’obstruent pas le conduit auditif (contrairement aux contours classiques). Pour les pertes auditives légères à moyennes.
Nichés au creux de l’oreille, les intra-auriculaires sont quasi-invisibles. Une coque qui contient l’ensemble de l’électronique est moulée en fonction de l’oreille. Discrets, ils sont aussi plus délicats à manipuler et conviennent mieux aux surdités légères ou moyennes.

 

(1) Chiffre issus de l’analyse sectorielle de l’audioprothèse en France, publiée par l’UNSAF, décembre 2015
(2) Enquête Ipsos pour l’Association JNA et le Crédit Agricole, mars 2014.
(3) Enquête JNA-Ipsos, mars 2015

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