LES ACCIDENTS DE LA ROUTE : Comment les prévenir en réduisant les risques ?

UNE VISION PERFORMANTE ÉVALUÉE RÉGULIÈREMENT

Entre 40 et 50 ans, les problèmes de vue, presbytie et autres pathologies liées au vieillissement apparaissent. Ces problèmes agissent sur trois facteurs essentiels : l’acuité visuelle essentielle pour voir loin, la vision binoculaire qui donne le sens de la profondeur donc des distances et enfin le champ de vision latéral qui permet tout en fixant la route devant soi de percevoir les risques arrivant sur les côtés. Pour les détecter, après 40 ans, il est conseillé de voir un spécialiste tous les 2 ou 3 ans.

Le saviez-vous ?

Au volant, ce sont 90 % des informations qui passent par les yeux et qui doivent être ensuite analysées pour pouvoir déclencher, si nécessaire, une réaction.

UNE BONNE GESTION DE LA FATIGUE

Déficit de sommeil, repas trop copieux, consommation de certains médicaments, les causes de la fatigue au volant sont variées mais leur impact sur la conduite est le même. Elle entraîne une diminution de notre vigilance et par conséquent une augmentation de notre temps de réaction. Ce ralentissement des réflexes va notoirement accroître la distance d’arrêt du véhicule. A 90 km/h par exemple, si votre temps de réaction passe de 1 à 2 secondes, votre distance d’arrêt passe de 70 à 95 mètres. En premier recours, faites une pause dès l’apparition des premiers signes de fatigue, picotements des yeux, raideur de la nuque et du dos ou bâillements répétés.

Bon à savoir

Le risque d’avoir un accident est multiplié par 8 lorsqu’on est fatigué.

UNE CONSOMMATION D’ALCOOL LIMITÉE

Le seuil d’alcoolémie maximal autorisé pour prendre le volant est de 0,5 g par litre de sang ou 0,25 g par litre d’air expiré. Pour rester en dessous du taux légal de 0,50 g/l, il ne faudra pas dépasser, au cours d’un repas d’une durée normale, trois verres (apéritif et digestif compris), si on est un homme de 70 kg et deux verres si on est une femme de 50 kg. Au-delà de ce seuil, vous risquez l’immobilisation du véhicule, 135€ d’amende, 6 points de retrait de permis, une suspension pouvant aller jusqu’à 3 ans et vous risquez de ne pas être couvert en cas d’accident.

Vin 12,5°
10 cl
Bière 5°
25 cl
Pastis 40° ou
Whisky 3 cl
Vin cuit 16°
8 cl

Chaque verre contient 10 g d’alcool pur

Un conseil : Être en état d’alcoolémie ne veut pas dire être ivre. Alors au moindre doute sur votre consommation, autotestez-vous à l’aide d’un éthylotest. Si vous n’en avez pas avec vous, n’hésitez pas à utiliser l’Appli Alcootel développée par MAAF.

UNE ABSENCE DE CONSOMMATION DE DROGUES

Les effets de la prise de stupéfiants sur votre organisme sont différents selon la substance consommée. Le cannabis entraîne une baisse de la vigilance et des facultés visuelles et auditives, l’ecstasy un état d’excitation. La cocaïne génère une conduite agressive, les opiacés (opium, morphine…) une perte d’attention et les drogues hallucinogènes (LSD, champignons…) des troubles de la perception. Si la consommation de stupéfiants est illégale, au volant, elle peut être fatale. De plus, consommer ensemble drogues et alcool avant de prendre la route multiplierait par 29 le risque d’avoir un accident mortel.

Bon à savoir

Un test de détection de drogues peut être positif plusieurs heures, voire plusieurs jours après la consommation. En étant contrôlé positif au volant, vous risquez 4500€ d’amende, 6 points de retrait de permis et 2 ans d’emprisonnement.

UNE PRISE DE MÉDICAMENTS ENCADRÉE

De nombreux médicaments, même courants, peuvent affecter votre capacité à conduire un véhicule. Ainsi, certains médicaments peuvent causer :

  • de la somnolence ou même des endormissements ;
  • une baisse de la vigilance et de l’attention ;
  • un ralentissement des réflexes ;
  • des vertiges et troubles de l’équilibre ;
  • des troubles de la vue ;
  • de l’excitation ou de l’agressivité.

En France, c’est le cas pour environ ⅓ des médicaments commercialisés. Ils peuvent faire partie d’un traitement au long cours concernant certaines maladies (dépression, épilepsie, maladie de Parkinson, diabète, hypertension artérielle, etc.) ou traiter des maux courants (douleurs, fièvre, toux, rhume, etc.)

Bon à savoir

Les médicaments présentant un risque pour la conduite sont classés par niveau de risque. Sur leur boîte, 3 pictos de couleurs différentes vous indiquent sous quelles conditions vous pouvez ou non prendre la route pendant le traitement.

Soyez prudent
Soyez très prudent
Attention, danger : ne pas conduire