Comment anticiper les risques psychologiques chez les jeunes ?

Publié le 01 juillet 2022 Partager sur :

75% des troubles psychiques se déclarent avant 25 ans et environ 16% des jeunes connaissent un épisode dépressif entre 16 et 25 ans*. En effet, l’adolescence et l’entrée dans la vie active bousculent beaucoup de choses chez nos enfants.

*Source ameli.fr 2022

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Stress des études, isolement, relations amoureuses… peuvent être différents facteurs de risques psychologiques. L’essentiel est de les détecter à temps pour pouvoir les prendre en charge et éviter qu’ils s’installent. Pour anticiper et vous aider à aborder le sujet avec votre enfant, découvrez les conseils de Robert Courtois, psychiatre et enseignant chercheur en psychologie clinique :

LES RISQUES PSYCHOLOGIQUES EN 4 QUESTIONS :

  • Comment reconnaître les signes d’un mal-être chez les jeunes ? Quels sont les symptômes ?
  • Quelles sont les conséquences à moyen et long terme ?
  • Comment réagir auprès de votre enfant ?
  • Quelles sont les solutions à disposition ?

Découvrez les conseils de Robert Courtois, psychiatre et enseignant chercheur en psychologie clinique :

COMMENT RECONNAÎTRE LES SIGNES D’UN MAL-ÊTRE ?

  • Chez un jeune de moins de 18 ans les premiers signes à rechercher sont l’anxiété, les troubles du sommeil, la tristesse et plus largement tous les changements par rapport à son comportement habituel, notamment l’isolement, l’agressivité ou le désinvestissement des activités sociales, scolaires, professionnelles.

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES À MOYEN ET LONG TERME ?

  • Quelle que soit la forme du mal-être, s’il n’est pas détecté ou qu’on n’y répond pas, il risque de s’aggraver. Votre enfant pourrait ressentir un sentiment d’abandon suite à un manque de communication ou des conflits intenses.

COMMENT RÉAGIR AUPRÈS DE MON ENFANT ?

  • Quel que soit son degré de maturité ou son désir d’être autonome, il faut l’accompagner, en fonction de ses demandes, mais aussi sans demande de sa part s’il ne va pas bien.
  • Vous pouvez lui permettre de revenir à la maison, l’entourer, le soutenir, mais sans l’étouffer ni l’infantiliser.
  • S’il existe des tensions entre vous, il est essentiel de maintenir le dialogue et de faire intervenir des tiers.
  • Ne pas hésiter à reposer le cadre en cas de comportements problématiques, tout en étant bienveillant et attentif à son évolution.

QUELLES SONT LES SOLUTIONS À DISPOSITION ?

  • Rapprochez-vous des personnes qui connaissent bien votre enfant (école, famille, amis) pour comparer les ressentis et commencer à alerter.
  • Sollicitez un professionnel. Le plus simple est de passer par votre médecin traitant qui peut réaliser une première évaluation et l’orienter vers le dispositif le plus adapté.
  • Le CMP, Centre Médico-Psychologique, est le lieu de référence. Vous pouvez demander à être reçu avec votre enfant parce que certaines difficultés se comprennent mieux en partant de la dynamique familiale.
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