Assurance vie ou livret : quelle solution choisir pour votre épargne ?

Publié le 25 octobre 2016 Partager sur :

Les Français ont deux placements favoris : l’assurance vie et les livrets d’épargne. Les premiers bénéficient d’une fiscalité particulièrement attractive, les seconds se caractérisent par leur très grande souplesse. Le choix d’un produit doit être bien réfléchi : chaque placement a ses atouts mais aussi des contraintes qu’il convient de prendre en considération avant d’investir.

assurance vie ou livret

Livrets réglementés : c’est l’État qui décide…

Les livrets réglementés (Livret A, Livret de développement durable, Livret d’épargne populaire…) sont régis par l’État. Celui-ci fixe leur rémunération à partir d’un taux de référence qui tient compte de plusieurs critères, l’inflation hors tabac notamment. Actuellement le rendement du Livret A et du LDD est de 0,75 %.

Les livrets réglementés conviennent bien pour une simple épargne de précaution. En effet, les intérêts qu’ils produisent sont exonérés d’impôt et de cotisations sociales, et les modalités de retraits sont très souples. Mais pour investir des sommes plus importantes, ces produits ne sont pas adaptés car les versements sont plafonnés (22 950 € pour le Livret A).

De plus, en cas de décès du souscripteur, l’épargne placée sur ces livrets est réintégrée dans l’actif successoral et soumise aux éventuels droits de succession.

Aujourd’hui, les livrets règlementés connaissent une perte d’attractivité en raison de leur faible rémunération. Un nombre croissant d’épargnants s’en détourne au profit d’autres types de placement tels que les comptes à terme, l’assurance vie ou encore les livrets bancaires.

Livrets bancaires non réglementés : attention aux offres promotionnelles !

Les livrets bancaires non réglementés fonctionnent différemment.

Leur rémunération n’est pas fixée par l’État mais par l’établissement financier qui les distribue. Offrant généralement un fort taux d’appel sur une courte période, les livrets bancaires non réglementés ou les “super-livrets” proposés en particulier par les banques en ligne constituent une opportunité intéressante pour placer des sommes élevées sur une durée déterminée. Mais passé le délai de l’offre, les rémunérations redeviennent nettement plus modestes (autour de 0,75 % brut au premier trimestre 2016).

Autre différence importante avec les livrets réglementés : les intérêts produits sur ces livrets bancaires sont fiscalisés. Depuis 2013, la taxation s’effectue selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu (sauf pour les contribuables touchant moins de 2 000 € d’intérêts dans l’année, qui peuvent toujours bénéficier du PFL). S’ajoutent aussi 15.5 % de prélèvements sociaux.

Enfin, comme les livrets règlementés, les livrets bancaires fiscalisés ne bénéficient d’aucun avantage en matière de succession. Au décès du titulaire du livret, les sommes épargnées sont intégrées dans l’actif successoral. Elles sont alors transmises aux héritiers et soumises, le cas échéant, aux droits de succession en fonction du lien de parenté avec le titulaire du livret (60 % par exemple pour le concubin non pacsé).

Assurance vie : un meilleur potentiel...

Face aux livrets, l’assurance vie apparaît comme une alternative très intéressante sur de nombreux points. C’est un produit qui offre une grande liberté de placement : chacun peut ouvrir autant de contrats qu’il le souhaite et investir à son rythme les sommes qui lui conviennent.

Pour financer des projets à moyen et long terme, l’assurance vie constitue aussi une solution souvent plus rémunératrice que les livrets : les supports en euros garantissent totalement les sommes investies, avec une rémunération moyenne en 2015 estimée à 2,30 % nets* pour l’ensemble du marché.
 

* Taux de rendement moyen annuel 2015 net de frais de gestion avant prélèvements sociaux et fiscaux (source 2016 : Association Française de l’Assurance).

Contrairement à la plupart des livrets, les intérêts sont calculés au jour le jour, et non à la quinzaine.

Les personnes recherchant un meilleur potentiel de performance, lorsque les marchés financiers sont favorables, peuvent aussi diversifier leur placement en investissant une partie de leur épargne sur des supports à capital variable.

Bon à savoir
Les montants investis sur les supports à capital variable (unités de compte) ne sont pas garantis mais sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Cet investissement peut entraîner un risque de perte en capital supporté par l'adhérent.

Atout majeur de l’assurance vie, son cadre juridique et fiscal exceptionnel !

L’assuré peut désigner librement les bénéficiaires de son choix, sous réserve bien sûr de respecter les droits des héritiers réservataires.

L’assurance vie est aussi le seul produit qui propose tout à la fois une fiscalité avantageuse en cas de retrait (exonération d’impôt sur les plus-values après 8 ans, dans la limite de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune), comme en cas de décès (franchise d’impôt jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats confondus, pour les versements effectués avant 70 ans, les prélèvements sociaux restant dus).

C’est pour toutes ces raisons que l’assurance vie constitue un placement incontournable dans une stratégie patrimoniale avisée.

Le choix entre livret ou assurance vie dépend de vous

Alors livret réglementé, livret bancaire fiscalisé, assurance vie ? Avant d’investir, il faut prendre en compte tous les aspects de ces placements : rendement mais aussi environnement fiscal, frais, souplesse, accessibilité...

La décision dépend surtout de votre profil d’épargnant, de vos objectifs de placement et de votre situation. Et si vous engagez une partie de votre patrimoine sur une durée plus ou moins longue, il est prudent de demander l’avis d’un conseiller financier. En s’appuyant sur son expertise et sa connaissance de vos besoins, il saura vous proposer la solution la mieux adaptée.