Assurance vie : testez vos connaissances !

Publié le 18 janvier 2017 Partager sur :

Premier outil d’épargne des Français en termes d’encours, l’assurance vie est souvent mal connue. Examen de quelques vérités qui n’en sont pas toujours…

test assurance vie
  1. Assurance vie, assurance décès, c’est pareil.

    L’assurance vie et l’assurance décès répondent à des objectifs très différents. Le premier permet de préparer un projet d’avenir en se constituant une épargne disponible(1). Le second est uniquement destiné à protéger ses proches en cas de décès en leur garantissant le versement d’un capital fixé à la souscription. Mais dans les deux cas, un capital est versé aux bénéficiaires au décès de l'assuré. 
    (1) À l’exception des contrats non rachetables tels que le PERP ou Madelin retraite ou nantissement ou acceptation bénéficiaire.

  2. L’épargne est bloquée pendant des années

    L’épargne versée sur un contrat d’assurance vie reste disponible en permanence (1). En effet, vous pouvez faire un retrait partiel ou total, ou demander une avance qui est une sorte de prêt sur une partie de l’épargne investie. La fiscalité en cas de retrait est très avantageuse après huit ans, puisque les plus-values retirées sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié ou pacsé, soumis à imposition commune. Pour répondre à un besoin ponctuel de liquidités, l’avance est particulièrement adaptée, car l’épargne reste entière et continue de produire des intérêts. 
    (1) À l’exception des contrats non rachetables tels que le PERP ou Madelin retraite ou nantissement ou acceptation bénéficiaire.

  3. L’assurance vie est avantageuse en matière de succession

    L’assurance vie est avantageuse en matière de succession. Le conjoint ou le partenaire de Pacs, désigné bénéficiaire, profite d’une exonération totale de taxation. Pour les autres bénéficiaires, la fiscalité diffère selon la date d’effet du contrat, la date de versement des primes et l’âge de l’assuré au moment de ses versements.

    Pour ces derniers, voici les règles applicables* en cas de décès :

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    * règles applicables aux décès survenus à compter du 1er juillet 2014

  4. Le bénéficiaire est obligatoirement quelqu’un de la famille.

    Le bénéficiaire peut être une personne extérieure à la famille, voire une association déclarée apte à recevoir des legs(1). Cette particularité permet de protéger ses proches, dans des conditions fiscalement avantageuses. À savoir, également : l’assuré peut changer le bénéficiaire du contrat quand il le souhaite, dès lors que le bénéfice de celui-ci n’a pas été accepté ou que le contrat n’a pas été nanti.
     
    (1) En présence de primes manifestement exagérées, les héritiers réservataires peuvent contester la désignation bénéficiaire.

  5. On peut ouvrir un contrat à un petit enfant.

    C’est un excellent moyen donné au grand-parent pour aider ses petits-enfants. Le grand-parent peut en effet faire un don exonéré de droits de mutation à titre gratuit jusqu’à 31 865 € tous les 15 ans à chacun de ses petits-enfants. En plaçant ce don sur un contrat d’assurance vie intergénérationnel, le donateur peut choisir la manière et l’âge à partir duquel le petit-enfant pourra disposer de son capital (blocage jusqu’à 25 ans maximum).

     

  6. Il faut disposer d’un capital important pour souscrire une assurance vie

    Pas besoin de disposer d’un capital important pour souscrire une assurance vie. Voilà une idée fausse qui a la vie dure ! Des versements programmés mensuels, par exemple, permettent de se constituer progressivement une épargne, presque sans s’en rendre compte. 

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