8 questions pour comprendre les supports en unités de compte des contrats d’assurance vie

Mis à jour le 20 avril 2022 Partager sur :

Les faibles rendements des supports en euros des contrats d’assurance-vie de ces dernières années ont mis en lumière les supports en unités de compte, une alternative qui peut permettre de dynamiser son épargne sur le long terme, en acceptant toutefois le risque d'une perte en capital. Explications en 8 points.

Unité de compte

1.    Qu’appelle-t-on « support en unités de compte » ?

Les supports en unités de compte (UC) sont des supports d'investissement, autres que les supports en euros, disponibles au sein des  contrats d’assurance vie multisupport. Ils sont investis :

-    sur différents actifs financiers : actions, immobilier, obligations...
-    et différentes zones géographiques : France, Europe, monde…

Leur potentiel de rémunération peut être plus favorable, tout en sachant que les montants investis sur les supports en unités de compte ne sont pas garantis mais sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Cet investissement peut entraîner un risque de perte en capital supporté par l'adhérent.

2.    Pourquoi investir sur un support en unités de compte ?

Les supports en unités de compte constituent une solution pour essayer de trouver un meilleur potentiel de performance sur le long terme, en contrepartie d’un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
En effet, les rendements des supports en euros des contrats d’assurance vie sont en constante diminution depuis plusieurs années.  Le taux moyen net de prélèvement sur encours et avant prélèvements sociaux servi sur les fonds en euros s'établissait à 1,30% en 2021 et en 2020*,  contre 1,46 % en 2019 et 1,70 % en 2018 1,83 % en 2018.  Pourquoi cette baisse ? Parce que les supports en euros sont essentiellement investis en obligations d’Etat dont les rendements sont aujourd’hui historiquement bas. (*sources France Assureurs, 30 mars 2022).

Dans ce contexte, les épargnants qui veulent dynamiser leurs placements diversifient leurs placements : ils panachent les versements effectués sur les contrats d’assurance vie multisupports entre le support en euros et les supports en unités de compte.

3.    Une unité de compte est-elle toujours composée exclusivement d’actions ?

> La plupart des unités de compte sont composées d’actifs variés comme par exemple, des actions, des obligations, des actifs monétaires…

> Certaines unités de compte, plus rares, sont composées à 100 % actions, spécialisées sur un secteur d’activité ou sur une zone géographique (France, Europe, Asie, États-Unis…) ;
> D’autres unités de compte sont dites « flexibles » : dans ce cas, le gérant peut moduler l’allocation  d’actifs de l’unité de compte de 0 % à 100 % en actions en fonction de l’évolution des marchés, soit pour limiter le risque, soit pour rechercher la meilleure performance.

4.    Les unités de compte sont-elles synonymes de prise de risque ?

La valeur des unités de compte fluctue en fonction de l’évolution des marchés financiers. Autrement dit, lorsque ces derniers sont à la hausse, la valeur des UC progresse et elle baisse dans le cas contraire. Il existe donc un risque de perte totale ou partielle du capital investi. 
La recherche de performance suppose donc une prise de risque. Contrairement aux supports en euros, les unités de compte n’offrent pas de garantie en capital. L’assureur s'engage uniquement sur un nombre d'unités de compte inscrites au contrat et non sur leur valeur.

5.    Quelles sont les règles à suivre pour bien investir sur les supports en unités de compte ?

-    1ère règle : inscrire son investissement dans la durée, c’est-à-dire le long terme, et panacher son placement entre supports euros et supports en unités de compte.

-    2ème règle : diversifier ses placements pour profiter des dynamiques positives des différents marchés. « Mettre tous ses œufs dans le même panier » n’est jamais conseillé. A savoir : grâce à une opération appelée arbitrage,  l’épargnant peut, en fonction de l’évolution des marchés financiers,  modifier à tout moment le choix de ses supports d’investissement sur son contrat d’assurance vie multisupport.

-    3ème règle : procéder à des versements réguliers afin de lisser et amortir  l’impact des fluctuations des marchés financiers.

6.    Comment répartir son épargne sur un contrat d'assurance vie multisupport ?

L’épargnant doit prendre en compte différents critères pour définir la composition de son contrat :
-    la durée de placement envisagée, 
-    ses projets et besoins, 
-    sa situation personnelle et patrimoniale 
-    ses connaissances et son expérience financières
-    et bien sûr son niveau d’acceptation du risque de fluctuation, voire de perte de capital, en vue d’une espérance de gain...
Pour aider ses assurés à faire un choix parmi les différents supports d’investissement, l’assureur leur propose, après un entretien avec un conseiller, des solutions adaptées à leur profil d’épargnant : pour ceux qui privilégient la simplicité, l’assureur peut proposer des formules d’investissement prédéterminées. 
Pour ceux qui souhaitent choisir les différents supports d’investissement sur lesquels répartir leur épargne, l’assureur proposera plutôt la libre gestion du contrat d’assurance vie.

7.    Peut-on sécuriser les plus-values ?

Certains contrats d’assurance vie proposent des options destinées à sécuriser les plus-values. Les gains réalisés sur les supports en unités de compte sont alors transférés automatiquement sur le support en euros.

8.    Quel est l'intérêt de la garantie plancher en cas de décès ?

Sur un contrat d’assurance vie multisupport, la garantie plancher protège les bénéficiaires en cas de décès de l’impact de moins-values éventuelles dues à une baisse de la valeur des unités de compte.
En effet, en cas de moins-values au moment du décès de l’assuré, l’épargne constituée sur le contrat d’assurance vie peut être inférieure aux versements effectués par l’assuré (hors retraits). La garantie plancher permet alors aux bénéficiaires de compenser cette moins-value et de récupérer les versements effectués, dans la limite des conditions contractuelles

 

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