9 questions pour comprendre les supports en unités de compte des contrats d’assurance vie

Publié le 22 juin 2017 Partager sur :

Les faibles rendements des supports en euros des contrats d’assurance-vie ont mis en lumière les supports en unités de compte, une alternative encore mal connue qui peut permettre sur le long terme de dynamiser son épargne grâce à la diversification. Explications en 9 points.

Unité de compte

1.    Qu’appelle-t-on « support en unités de compte » ?

Les supports en unités de compte (UC) désignent des supports de placement, hors support en euros, disponibles au sein des  contrats d’assurance vie multisupport. Ceux-ci sont investis :

-    sur différents actifs financiers : actions, immobilier, obligations...
-    et différentes zones géographiques : France, Europe, monde…

Les montants investis sur les supports en unités de compte ne sont pas garantis mais sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Cet investissement peut entraîner un risque de perte en capital supporté par l'adhérent.

2.    Pourquoi investir sur un support en unités de compte ?

Les supports en unités de compte sont aujourd’hui une solution pour essayer de trouver un meilleur potentiel de performance sur le long terme, en contrepartie d’un risque de perte partielle ou totale du capital investi.

En effet, les rendements des supports en euros des contrats d’assurance vie diminuent. Avec 1,8 % net en moyenne en 2016 selon la Fédération Française de l’Assurance, ils affichaient une baisse de 0,5 point par rapport à 2015. En cause, les supports en euros sont essentiellement investis en obligations d’Etat dont les rendements sont aujourd’hui historiquement bas.

Rien ne laissant présager une prochaine remontée des taux obligataires, les épargnants qui veulent dynamiser leurs placements ont intérêt à se tourner vers les contrats d’assurance vie multisupports permettant de panacher leurs versements entre supports en euro et unités de compte, tout en acceptant un risque de perte pour les supports en unités de compte.

3.    Une unité de compte est-elle toujours composée exclusivement d’actions ?

Contrairement à  certaines idées reçues, les unités de compte ne sont pas exclusivement composées  d’actions :

-    la plupart sont composées d’actifs variés comme par exemple, des actions, des obligations, des actifs monétaires… dans le cadre de SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable) et de FCP (Fonds Commun de Placement) ;
-    plus rarement, certaines unités de compte sont composées à 100 % actions, spécialisées sur un secteur d’activité ou une zone géographique (France, Europe, Asie, États-Unis…) ;
-    d’autres unités de compte sont dites « flexibles » : dans ce cas, le gérant peut moduler l’allocation  d’actifs de l’unité de compte de 0 % à 100 % en actions en fonction des évolutions des marchés,  pour soit limiter le risque, soit pour rechercher la meilleure performance.

4.    Les unités de compte sont-elles synonymes de prise de risque ?

La recherche de performance suppose en effet une prise de risque. Contrairement aux supports en euros, les unités de compte n’offrent pas de garantie en capital. L’assureur s'engage uniquement sur un nombre d'unités de compte inscrites au contrat et non sur leur valeur.

Leur valeur fluctue donc en fonction de l’évolution des marchés financiers. Autrement dit, lorsque ces derniers sont à la hausse, la valeur des UC progresse et elle baisse dans le cas contraire. Il existe donc un risque de perte totale ou partielle du capital investi. C’est la raison pour laquelle il convient de respecter quelques principes de bon sens pour encadrer la prise de risque sur les UC.

5.    Quelles sont les règles à suivre pour bien investir en unités de compte ?

-    1ère règle : inscrire son investissement dans la durée, c’est-à-dire le long terme, et panacher son placement entre supports euros et UC.

-    2ème règle : diversifier ses placements pour profiter des dynamiques positives des différents marchés. « Mettre tous ses œufs dans le même panier » n’est jamais conseillé. En fonction de l’évolution de sa situation patrimoniale, de ses objectifs ou de l’évolution des marchés financiers, l’épargnant peut à tout moment modifier le choix de ses supports d’investissement sur son contrat d’assurance vie multisupport, grâce à une opération appelée arbitrage.

-    3ème règle : procéder à des versements réguliers afin de lisser et amortir  l’impact des fluctuations des marchés financiers.

6.    Quel est l’intérêt de la garantie décès plancher ?

En cas de décès de l’assuré, la garantie décès plancher protège les bénéficiaires du contrat d’assurance vie multisupport de l’impact des éventuelles moins-values dues à une baisse de la valeur des unités de compte.

En effet, en cas de moins-values, l’épargne constituée du contrat d’assurance vie peut être inférieure aux versements effectués par l’assuré (hors retraits). La garantie décès plancher permet donc aux bénéficiaires de récupérer les versements effectués, dans la limite des conditions contractuelles.

7.    Comment répartir son épargne sur un contrat d’assurance vie multisupport ?

Différents critères doivent être pris en compte, avec l’aide de son conseiller, pour définir la composition de son contrat :

-    durée de placement, 
-    projets et besoins, 
-    situation personnelle et patrimoniale 
-    connaissances et expérience  financières
-    et bien sûr niveau d’acceptation du risque de fluctuations, voire de perte de capital, en vue d’une espérance de gain...

Pour faciliter le choix des épargnants, l’assureur leur propose, après un entretien avec le conseiller, des solutions adaptées précisément à leur profil d’investisseur :

-    formules d’investissement prédéterminées, pour ceux qui privilégient la simplicité 
-    ou libre gestion du contrat permettant à l’épargnant  de répartir son épargne entre les différents supports d’investissement proposés.

8.    Peut-on sécuriser les plus-values ?

Certains assureurs proposent des options destinées à sécuriser les plus-values. Les gains réalisés sur les supports en UC sont dans ce cas transférés automatiquement sur le support en euros.

D’autres options existent
-    le transfert automatique des intérêts produits par le support en euros vers des supports en UC, afin de dynamiser l’épargne tout en préservant le capital du support en euros ; 
-    la répartition automatique dans le temps de l’investissement entre le support en euros et un support en UC pour lisser l’effet des fluctuations des marchés.

9.    Qu’est qu’un transfert Fourgous ?

Le transfert Fourgous permet de transformer un contrat d’assurance-vie monosupport en euros en contrat multisupport, en conservant l’antériorité fiscale du contrat d’origine. 
Une condition : au moins 20 % de l’épargne transférée sur le contrat multisupport doit être investie sur un ou plusieurs supports UC essentiellement exposés aux marchés actions.

 

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