Désertification médicale, délais d'attente pour un rendez-vous : quelles solutions ?

Publié le 04 juin 2018 Partager sur :

Préoccupation numéro un des Français, la santé reste plus que jamais un sujet d'inquiétude : difficultés à obtenir un rendez-vous, délais de consultation à rallonge, pénurie de médecins... Pour faciliter  l’accès aux soins, MAAF propose deux nouveaux services à ses assurés santé.

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Si le nombre général de praticiens médicaux toutes spécialités confondues n’est pas en baisse, le nombre de généralistes, lui, est en diminution quasiment dans toutes les régions (- 8,4 % entre 2007 et 2016)*, et de façon plus prononcée dans les départements du Cher, le Loiret, la Seine-et-Marne, l’Eure, la Vendée ou l’Essonne. Les départements d’outre-mer sont aussi parmi les moins bien lotis (en particulier Mayotte et la Guyanne).

À l’inverse, les 5 départements les mieux dotés en médecins sont : Paris, en tête du classement avec plus de 2 fois plus de médecins par habitant que la moyenne française, les Hautes-Alpes, la Côte-d’Or, la Somme et le Doubs.

En 2017, 8 % de la population, soit 5,3 millions d’habitants, résidaient dans l’une des 9000 communes sous-dotée en médecins généralistes**. Conséquence : le délai d’attente moyen pour un rendez- vous chez le généraliste a doublé en France en 5 ans

Par ailleurs, plus l’éloignement est grand, plus il constitue un frein à l’accès aux soins***, notamment pour les personnes les moins mobiles. Outre l’effet dissuasif, la distance limite aussi la liberté de choix des patients, incités à se rendre chez le premier médecin disponible. 

Mais même dans les communes les mieux dotées, certains spécialistes sont sur-sollicités.
  En 2017, il fallait compter en moyenne 117 jours pour un rendez-vous chez un ophtalmologiste (contre 104 en 2012) ou 68 jours chez un gynécologue (contre 55) ****. 
Et quand bien même les médecins sont en nombre suffisant, il peut y avoir embouteillage à leur standard pour obtenir un rendez-vous.

Cette pénurie touche aussi certains centres villes, où les patients peuvent rencontrer certaines difficultés comme, par exemple, trouver un médecin qui ne pratique pas de dépassement d’honoraires. 

Garantir un accès aux soins équitable

Pour contrer la désertification médicale, le gouvernement met en place des mesures***** incitant les médecins à s’installer dans les zones déficitaires. 

Ainsi avec les Contrats d’engagement de service public (CESP), les étudiants volontaires qui projettent de s’installer dans une région en manque de médecins se verront allouer une aide financière de 1 200 € bruts par mois durant leurs études. 

L’Etat souhaite également  développer les maisons de santé (structures pluridisciplinaires accueillant des médecins généralistes ou spécialistes, infirmières, pharmaciens, kinésithérapeutes...) afin de faciliter une prise en charge complète des patients et proposer des conditions d’installation attractives pour les médecins. 

Autre axe privilégié : faciliter la télémédecine. L’objectif est de réduire les contraintes géographiques et démographiques en développant des formes innovantes d’organisation des soins.

 

Les solutions MAAF

Pour éviter la “file d’attente” devant les cabinets médicaux, MAAF propose deux services accessibles à tous ses assurés santé (1), disponibles depuis l’espace client sur maaf.fr :

Sources :
* 10e Atlas national de la démographie médicale, publié par Le Conseil national de l’Ordre des médecins.
** Les dossiers de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), n° 17, mai 2017.
*** Question d’économie de la santé, n° 219, juin 2017, publié par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes)
**** selon l’Observatoire de l'accès aux soins réalisé par l'Ifop pour le cabinet Jalma
***** La lutte contre les déserts médicaux (gouvernement.fr)

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