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Habitat partagé : quelles solutions pour vivre ensemble ?

L'habitat partagé séduit de plus en plus de Français en quête de lien social et de solutions économiques pour se loger face à la hausse des prix de l'immobilier. Comment fonctionnent les différentes formules de coliving ? Découvrez les atouts de chaque type d'habitat partagé et pensez à souscrire une assurance habitation adaptée à votre situation.

Qu'est-ce que l'habitat partagé ?

Coliving, habitat participatif, colocation intergénérationnelle ou habitat groupé... L’habitat partagé combine espace personnel et vie collective à moindre coût. 

Propriétaire ou locataire, chaque résident dispose d’un logement privatif indépendant tout en profitant d’espaces communs comme un jardin, une cuisine ou un salon. Cette formule séduit autant les jeunes actifs que les seniors cherchant à rompre l’isolement.

Les projets sont souvent portés par des collectivités, des bailleurs sociaux ou des promoteurs immobiliers, parfois avec la participation des futurs habitants pour concevoir les espaces communs, renforçant ainsi le lien social et le sentiment d’appartenance à une communauté.

Pourquoi choisir l'habitat partagé ?

L’habitat partagé repose sur la solidarité entre résidents.

Jardinage, entraide, repas ou garde d’enfants favorisent l’échange de services et le lien social. Ce mode de vie préserve pourtant votre autonomie, chacun disposant de son espace privatif
Dans les zones urbaines où le foncier reste cher, il offre, à investissement équivalent, des espaces communs supplémentaires et mieux équipés

Autre atout : la simplicité lors de l'installation, puisque les logements sont généralement prêts à l’emploi.

Qu'est-ce que le coliving et comment ça marche ?

Le coliving est un type d'habitat partagé à mi-chemin entre une résidence hôtelière et une colocation traditionnelle. L'habitation fonctionne sur le principe de la location meublée.

Le coliving se distingue de la colocation classique par une offre clé en main : chaque résident dispose d’une chambre privative avec salle de bain, tout en partageant des espaces communs comme la cuisine ou le salon. Cette formule permet de mutualiser des coûts (wifi, ménage, accès à une machine à laver, etc.) et favorise les échanges sociaux grâce à la vie de communauté. 
En location, le coliving ne demande aucun investissement initial et repose sur un bail meublé souvent court, conforme à la loi Alur. Cette approche allie confort personnel, flexibilité et convivialité, adaptée aux jeunes actifs et étudiants mobiles.

Certaines résidences proposent même des animations régulières pour favoriser la cohésion entre résidents : soirées, ateliers, événements culturels, repas thématiques en commun, etc.

Comment fonctionne l'habitat participatif ?

Qui peut se lancer dans un projet d'habitat participatif ?

Sans collectif, pas d'habitat participatif ! À la base de ce projet, il y a un groupe d'amis, de familles ou de personnes qui ont un projet commun de construction de logements. Elles regroupent leurs ressources pour créer ensemble un lieu de vie. Autrement dit, l'habitat participatif repose sur le principe de co-construction.

Parmi les prérequis : une réelle envie de vivre ensemble et de partager des valeurs environnementales, sociales ou économiques et un budget à mettre en commun. Cette démarche permet de créer un logement collectif neuf et sur-mesure, du choix des matériaux au type de logement. Ces projets se situent principalement en territoire rural. 

Quelles étapes pour créer un habitat participatif ?

La création d'un habitat participatif demande plusieurs années. Un fort esprit d'équipe et une écoute bienveillante s’avèrent précieux pour réussir. Vous devrez constituer une structure juridique (copropriété, SCI, logement social) avec l'aide d'un notaire. Un accompagnement technique et financier s'avère nécessaire : définissez votre projet avec un architecte puis confiez la construction à des professionnels.

Bon à savoir : le site Habitat Participatif France propose une cartographie de projets et met en relation les personnes intéressées.

Comment fonctionne la colocation intergénérationnelle ?

La colocation intergénérationnelle réunit sous le même toit des seniors et des jeunes étudiants ou actifs.

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Le principe ? Le senior met à disposition une chambre tandis que le jeune rend certains services ou crée du lien social par sa présence au domicile.

C'est pourquoi on évoque deux types de formules ici : la cohabitation solidaire (services en échange d'un loyer réduit) et la colocation conviviale (partage sans contrepartie obligatoire). Des plateformes spécialisées facilitent la mise en relation.

Bon à savoir : la cohabitation intergénérationnelle solidaire est encadrée par la loi ELAN de 2018. Les seniors doivent avoir au moins 60 ans, et les jeunes moins de 30 ans, avec un contrat de cohabitation conforme à un modèle-type établi par décret.

Quels avantages pour les seniors et les jeunes ?

Les seniors rompent l'isolement tout en pouvant percevoir un complément de revenus ou une aide régulière. Les jeunes accèdent à des logements à prix réduit et nouent des liens intergénérationnels enrichissants. 

Bon à savoir : la colocation entre seniors se développe également : des personnes âgées partagent un logement pour mutualiser les frais, rompre la solitude et maintenir leur autonomie plus longtemps.

C’est quoi un habitat inclusif ?

Un habitat inclusif est une forme d'habitat partagé destinée principalement aux personnes âgées ou en situation de handicap souhaitant vivre dans un logement autonome tout en partageant des espaces communs et un projet de vie sociale. Il peut prendre la forme d’une colocation ou d’un ensemble de logements autonomes avec des locaux communs.

Que dit la loi ALUR sur l'habitat partagé ?

La loi ALUR (24 mars 2014) encadre l’habitat partagé en définissant trois formes principales :

L’habitat participatif est une démarche collective où un groupe conçoit, finance et gère son immeuble via deux types de sociétés : les coopératives d’habitants (location perpétuelle sans revente) et les sociétés d’attribution (propriété après attribution). Chaque entité doit souscrire une assurance multirisque immeuble pour les parties communes et privatives, et chaque associé une assurance responsabilité civile personnelle.

La colocation est définie comme la location d’un même logement par plusieurs locataires, avec des options de bail et des clauses spécifiques de solidarité et d’assurance. 

Le coliving, sans statut propre, relève du bail meublé, avec l’assurance multirisque immeuble et la responsabilité civile collective dans le loyer.

Quelle assurance prévoir dans ce type de situation ?

Ce qu’il faut savoir : les locataires et les copropriétaires ont l'obligation légale de souscrire une assurance habitation pour couvrir a minima leur responsabilité civile pour les dommages causés aux autres (propriétaires, voisins, autres copropriétaires…).

Même si la colocation et le coliving sont deux concepts un peu différents, il n’en demeure pas moins que l’occupant est soumis à cette obligation d’assurance. Par ailleurs, il est fortement conseillé d’assurer les dommages pour ses propres biens.

En cas de colocation, il est possible de souscrire :

  • un seul contrat pour l’ensemble de la colocation, mais dans ce cas, veiller à ce que chaque colocataire soit bien assuré en responsabilité civile vie privée
  • un contrat par colocataire pour assurer la partie qu’il occupe et les parties communes.  

Pour une copropriété :

Chaque copropriétaire doit souscrire un contrat d’assurance pour son logement et le syndic de copropriété, une assurance pour l’ensemble de la copropriété.

Les personnes qui résident en habitat participatif peuvent être propriétaires ou locataires et donc, soumises aux mêmes obligations précédemment décrites sur les autres usages.

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