Habitat partagé : vivre seul, c’est bien, vivre ensemble, c’est mieux !

Publié le 09 janvier 2023

Ces dernières années, de nouveaux modes de vie en collectivité se développent à travers l’hexagone. Si la vie en communauté attire, elle peut aussi inquiéter. Quelles différences entre le coliving, l’habitat partagé et l’habitat participatif ? Si on s’engage dans une vie en communauté, est-on “marié” à nos voisins ? On décrypte avec vous !

L’habitat partagé, l’indépendance en bonne compagnie

Grâce à ce mode de vie, on conserve un lien social tout en gardant son chez-soi. Car ici, chacun est propriétaire de son appartement ! Les seniors, notamment, trouvent dans l’habitat partagé une façon de rompre l’isolement tout en se sentant chez eux.

Ce qui est partagé ici, ce sont les espaces communs extérieurs (jardins, terrasses, toits…), ou intérieurs (salle de sport, buanderie, salle de réception…). On les appelle aussi “habitats groupés” et on les retrouve généralement en zone urbaine. Le plus souvent, ces habitats sont gérés par des promoteurs ou des collectivités. 

Au vu de la demande grandissante, il arrive maintenant qu’au moment de la construction, les promoteurs demandent l’avis des futurs résidents pour l’aménagement des parties communes. 

Les + de l'habitat partagé

  • La solidarité : Jardinage, garde d’enfants, cuisine… Créer du lien et faire du troc de services et de compétences est monnaie courante dans ces résidences.
  • L’autonomie : fermez la porte, vous êtes chez vous.
  • Plus d’espace pour le même prix : le prix du foncier est élevé en zone urbaine. Avec l’habitat partagé, à investissement égal, vous gagnez un espace (partagé) en plus.
  • La rapidité : l’immeuble est déjà construit. Une fois votre appartement acheté, plus qu’à poser vos valises ! 

 

Crédit photo : AdobeStock -482636051 -Drobot Dean

Le co-living, la colocation 2.0

À mi-chemin entre l’hôtel et la colocation traditionnelle, le co-living est un nouveau type d'habitat partagé. L'habitation, meublée, fonctionne sur le principe de la location.

Dans le loyer, en plus de la salle de bain et d’une chambre privative, s’ajoutent des espaces partagés et un panel de services mutualisés (assurance habitation, conciergerie, Wifi, frais de ménage, parking, abonnements Netflix ou Spotify …).

Selon le co-living, vous y trouverez même une salle de sport, un restaurant ou des animations ! 

Les + du co-living

  • L’espace : gagnez des services en plus par rapport à une colocation.
  • La vie en collectivité : vos co-livers vivent littéralement la porte à côté.
  • Le petit budget : vous êtes ici en location, pas besoin d’investissement de départ.
  • Le temps court : Tout est déjà en place, plus qu’à poser vos valises
  • L’indépendance : Votre présence dans cette communauté ne tient qu’à un bail !

 

Crédit Photo : AdobeStock - 282208684 - Halfpoint

L’habitat participatif, construire ensemble de A à Z

Sans collectif, pas d’habitat participatif. Car à la base de ce projet, il y a un groupe d’amis, de familles ou de personnes qui ont un projet commun. Elles regroupent leurs ressources pour créer, ensemble, un lieu de vie. Autrement dit, l’habitat partagé repose sur le principe de co-construction.

Recherche de terrain, conception et construction du bien, gestion du bâtiment une fois sorti de terre… Toutes les étapes sont gérées par ce collectif spécialement créé pour le projet. Le seul pré-requis pour se lancer : une réelle envie de vivre ensemble.

Les + de l'habitat participatif :

  • Neuf et sur-mesure : du type de logement au voisinage en passant par les matériaux de construction, vous décidez de tout !
  • Un mode de vie solidaire : le plus souvent, les personnes qui se lancent dans l’habitat participatif partagent des aspirations environnementales, sociales ou économiques. De quoi construire votre réalité à partir de vos idéaux.
  • Le calme et l’espace : ces projets se trouvent surtout en territoire rural, plus proches de la nature. 

Les ingrédients :

  • Beaucoup de temps pour la conception, les travaux et l’installation. Ce type de projet peut mettre plusieurs années à se créer.
  • Une structure juridique pour s’associer. Copropriété, SCI (Société Civile Immobilière), logement social… Pensez à bien vous faire accompagner par un notaire ou un juriste !
  • Un accompagnement technique et financier. Gestion des fonds et des assurances, achat du terrain, coordination des intervenants... Si vous n’êtes pas spécialiste du secteur, nous vous conseillons de définir votre projet avec un architecte puis de confier la construction du bien à des professionnels.
  • Un fort esprit d’équipe pour collaborer. Veillez à bien communiquer vos envies et limites avec vos colocataires, car ici, le collectif est au cœur du projet !

Vous souhaitez aller plus loin sur la question ? Le site Habitat Participatif France a publié une cartographie de projets déjà aboutis ou en cours de construction... Et vous met en relation avec des personnes intéressées !
 

La Loi ALUR et les habitats partagés

Il existe un point commun entre ces trois modes d’habitation : ils sont tous les trois régis par la même législation, la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) entrée en vigueur en 2014. Que change cette loi pour les habitats partagés ?

C’est la loi ALUR qui a créé le cadre juridique concernant ces formes d’habitation. Avec cette loi, les personnes qui participent à ce projet participatif ont la qualité d’associé et acquièrent des parts sociales de ces sociétés.

Un locataire d’habitat partagé doit toujours souscrire à une assurance habitation, et ce, dès la signature du bail. La loi ALUR n’a pas modifié les conditions qui existaient précédemment.

Quelle assurance prévoir dans ce type de situation ? 

Ce qu’il faut savoir : les locataires et les copropriétaires ont l'obligation légale de souscrire une assurance habitation pour couvrir a minima leur responsabilité civile pour les dommages causés aux autres (propriétaires, voisins, autres copropriétaires…).

Même si la colocation et le coliving sont deux concepts un peu différents, il n’en demeure pas moins que l’occupant est soumis à cette obligation d’assurance. Par ailleurs, il est fortement conseillé d’assurer les dommages pour ses propres biens.

En cas de colocation, il est possible de souscrire :

  • un seul contrat pour l’ensemble de la colocation, mais dans ce cas, veiller à ce que chaque colocataire soit bien assuré en responsabilité civile vie privée
  • un contrat par colocataire pour assurer la partie qu’il occupe et les parties communes.  

Pour une copropriété :

Chaque copropriétaire doit souscrire un contrat d’assurance pour son logement et le syndic de copropriété, une assurance pour l’ensemble de la copropriété.

Les personnes qui résident en habitat participatif peuvent être propriétaires ou locataires et donc, soumises aux mêmes obligations précédemment décrites sur les autres usages.
 

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