Elément reproducteur de certaines plantes mâles, le pollen est émis dans l’atmosphère sous forme de fine poussière. En suspension dans l’air, il entre en contact avec nos muqueuses et provoque, chez les personnes allergiques, des réactions : rhinite, conjonctivite, palais qui démange, nez qui coule et se bouche, éternuements… Contrairement à ce que l’on pense, il n’y a pas une mais trois saisons polliniques qui se succèdent(1), détaille Isabelle Bossé, médecin allergologue à La Rochelle :
- « Celle des pollens d’arbres commence dès décembre dans le sud avec les cyprès, et se poursuit en remontant vers le nord jusqu’en avril avec les bouleaux, peupliers, noisetiers, platanes… » ;
- « Vient ensuite la grande saison (de mai à août) des pollens de graminées céréalières (blé, seigle,…), et surtout des graminées fourragères (chiendent, dactyle, phléole) au potentiel allergisant élevé.
- « Enfin, de la fin de l’été jusqu’au mois d’octobre se déroule la pollinisation des herbacées, plantes vivaces dont la plus emblématique est l’ambroisie (très présente en Rhône-Alpes). »
Depuis plusieurs années, les saisons polliniques s’allongent : « La faute notamment au réchauffement climatique (hivers plus doux, étés plus chauds) qui les rend plus précoces et augmente la durée de pollinisation. »