Piscine : la sécurité avant tout !

Publié le 19 juin 2018 Partager sur :

Sécuriser sa piscine est une obligation légale.

Depuis le 1er janvier 2004, tout propriétaire de piscine enterrée ou semi enterrée doit installer au moins l’un des quatre moyens de protection prévus par la loi et qui, de plus, doivent être homologués. Précisions.

sécurité piscine
En 2015, les noyades en piscine privée familiale représentaient 14 % du nombre total de noyades, contre 5 % en piscine privée à usage collectif (hôtels, campings…) et 5 % en piscine publique (1).
Sécuriser sa piscine est donc vital !
 
Si vous êtes propriétaire d'une piscine, qu’elle soit neuve ou ancienne, la loi vous impose un dispositif normalisé de sécurité. Seules sont concernées les piscines privées de plein air dont le bassin est totalement ou partiellement enterré.
Pour les piscines simplement posées sur le sol, gonflables ou démontables, l'installation d'un dispositif de sécurité est seulement recommandée. 
Pour les piscines construites avant le 1er janvier 2004, les propriétaires peuvent se charger de l’installation des équipements ou faire appel au vendeur-installateur adéquat pour attester de la conformité de l’installation. Pour les piscines neuves, l’un des quatre dispositifs légaux de prévention est obligatoirement prévu par l’installateur.
 

4 solutions de sécurité

Pour sécuriser votre bassin, vous avez le choix entre une barrière de protection, un système d'alarme, une couverture de sécurité ou un abri clos du type véranda rétractable.
Quel que soit le système utilisé, il doit être conforme à la norme NF. Votre installateur doit vous fournir une attestation de conformité : NF 90.306 (barrières), NF 90.307 (alarme), NF 90.308 (couverture), NF 90.309 (abri).

 

Alarme : simple et peu cher

Beaucoup de propriétaires de piscine choisissent une alarme pour son faible coût (entre 200 et 400 €) et parce qu'elle s'adapte à toutes les piscines. Attention toutefois : l’alarme oblige à être présent pour réagir en cas d'accident.
Elle n'est donc pas recommandée si elle n'est pas doublée d'une couverture, car une personne peut se noyer en votre absence sans que quiconque ne puisse la secourir.  

 

Faites barrière aux chutes

Si vous choisissez une barrière, elle doit entourer complètement le bassin.
Elle peut être combinée à un ou plusieurs murs de bâtiments ou de clôture délimitant la zone dans laquelle est située la piscine dans la mesure où ces murs ne permettent pas un accès au bassin par leur hauteur ou leurs propres ouvertures. La barrière doit mesurer plus de 110 cm de haut et être munie d'un portillon à double déverrouillage simultané pour empêcher qu’un enfant de moins de 5 ans puisse l’ouvrir.
Enfin, un espace d’au moins un mètre doit séparer la barrière de la margelle de la piscine, pour que les secours puissent facilement circuler autour du bassin en cas de problème. À noter que la barrière ne doit pas être opaque car vous devez toujours pouvoir surveiller la baignade.
 

Tirez la couverture !

La couverture peut être souple ou rigide. Elle doit empêcher l'immersion involontaire d'enfants de moins de cinq ans et, fermée, résister au franchissement d'une personne adulte de 100 kilos. 
De nombreux types de couvertures souples existent, le plus courant étant la couverture à barre (la plus accessible en prix). Il existe aussi des couvertures rigides motorisées.
Attention, les couvertures à bulles (bâches d'été thermiques) ne constituent en rien un système de protection.  
 

Abri : la solution haut de gamme

Solution chère, l’abri offre, pour autant, une grande sécurité. Un abri de piscine lorsqu'il est fermé, rend l’accès au bassin totalement impossible aux enfants de moins de cinq ans. Le système de fermeture doit être verrouillable et sécurisé.  Les abris doivent également résister à des vents de 100 km/h et à des chutes de neige de 45 kilos/m². 
 

Soyez vigilants !

Ces équipements sont nécessaires mais rien ne peut remplacer la surveillance : les noyades des tout-petits sont des problèmes d'adultes.
Chez les enfants de moins de 13 ans, un manque de surveillance a été signalé dans 55 % des noyades accidentelles, avant le fait de ne pas savoir nager (30 %) (1). 
 

Conseils pratiques

Voici quelques conseils quand vous enfilez le maillot de maître-nageur sauveteur :
  • Assurez la surveillance des enfants par un adulte sachant nager, et non par un enfant plus âgé ;
  • Ne laissez jamais un enfant seul, y compris dans une pataugeoire ou une piscinette gonflable ;
  • Équipez votre enfant de brassards avec valve antiretour conforme à la directive EPI 89/686/CEE, surtout pas de bouées rondes ;
  • Après la baignade, sortez tous les objets flottants (jouets, bouées…) et remettez en place le dispositif de sécurité. 
  • Prévoyez une bouée et une perche à proximité du bassin, ainsi qu’un téléphone portable pour alerter les secours (SAMU : 15, pompiers : 18, partout en Europe : 112) ;
  • Retirez tout ce qui peut être escaladé aux abords des barrières ;
  • Sensibilisez les enfants au danger de l’eau. Apprenez-leur à nager dès 4 ans ;
  • Formez-vous aux gestes qui sauvent.
 
 
 
 
(1) Enquête NOYADES 2015 réalisée chaque année par l'Institut de veille sanitaire et la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l’Intérieur
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