Cela évite en effet d’avoir à payer un loyer lorsque les revenus, une fois à la retraite, sont en baisse. Dans cet objectif, plusieurs réflexions doivent être menées.
Prévoir l’éventualité d’un remboursement anticipé de son crédit immobilier
Il est important de négocier les indemnités de remboursement anticipé. En effet, si vous avez besoin de rembourser par anticipation votre crédit immobilier, votre banque vous demandera une Indemnité de Remboursement Anticipé (= IRA). Ces frais sont plafonnés :
- à 3% du capital restant dû avant remboursement anticipé
- et à 6 mois d’intérêts sur le capital remboursé par anticipation au taux moyen du prêt.
Faire le point sur l’adaptabilité de son logement à ses besoins futurs
Mon logement correspondra-t-il à ma nouvelle vie ? Me permettra-t-il de rester le plus longtemps possible chez moi ? Les frais de copropriété ne sont-ils pas trop importants au regard de mes revenus à la retraite ? Cette anticipation vous permettra de prévoir le montant des travaux nécessaires à l’aménagement de votre domicile et vous évitera de subir la situation du marché immobilier en cas de vente ou de rachat au moment de la retraite.
S'intéresser au prêt viager hypothécaire, une solution peu connue
Il permet au propriétaire d’un bien immobilier d’emprunter une somme d’argent sans avoir à rembourser le capital et les intérêts de son vivant. Ainsi il est possible de faire face à un besoin de liquidité quand sa retraite ne suffit pas à payer les frais médicaux ou de vie sans avoir à vendre sa maison. Pour souscrire ce type d’emprunt, il n’y a pas de limite d’âge (art L 315-1 et R 315-1 du code de la consommation), mais les banques imposent généralement un seuil de 65 ans. En revanche aucune condition de santé ni d'assurance décès, invalidité ou chômage n'est exigée puisque la garantie de la banque s'appuie sur l’hypothèque du bien immobilier.
Envisager l'achat d’une résidence secondaire ou un investissement locatif
Il est possible d’investir dans un bien et de l’autofinancer en le louant. L’intérêt de cette stratégie doit être évalué par rapport au prix d’achat et aux charges locatives et fiscales. Il existe des dispositifs de défiscalisation (Pinel, Censi-Bouvard, Malraux…) qui permettent d’investir dans le locatif. Pour cela, il est important de faire appel à un expert pour bénéficier d’un accompagnement et de bien vérifier si le prix du bien est en adéquation avec le marché immobilier et sa localisation avec son potentiel locatif.